*Sacré en Sioux Lakota Teton
Projet de prière dansée pour cinq danseur·euses, à destination des plateaux et lieux chargés de spiritualité
Création vendredi 6 décembre 2024 au Théâtre – Scène nationale de Mâcon (71)
Chorégraphie : Nathalie Pernette
Interprétation : Pierre Boileau-Sanchez, Lou Dormois, Jessie-Lou Lamy-Chappuis, Antony Michelet, Cloé Vaurillon
Création musicale : Franck Gervais
Création lumière : Caroline Nguyen
Costumes et maquillage : Fabienne Desflèches ; stagiaires costumes : Bérénice Rohrer-Missiaen, Jeanne Sens
Régie générale et son : Stéphane Magnin
Durée : 75 minutes
Spectacle tout public à partir de 10 ans
Version en salle et version en espace public
Repères, inspirations et projet –
Note d’intention :
Pourquoi danse-t-on ? Pour qui ? Et quand ? Nathalie Pernette clôt son cycle sur l’eau pour ouvrir un nouveau champ de recherche sur la place de la danse dans nos cultures et nos vies.
Pour le titre de ce nouveau spectacle, elle emprunte le mot wakan – signifiant « sacré » chez les Lakotas, peuple natif d’Amérique du Nord – et imagine une prière dansée dans des espaces chargés de spiritualité.
Cette quête passe par l’étude d’un ensemble de danses sacrées du monde.
Point d’emprunt, mais on y cherche ce qui fait permanence, des matériaux presque universels, au travers des cultures et des continents : art de la courbe et circonvolutions, gestuelles savantes, rapports au saut et à la chute, à la Terre et au Ciel, tremblements, postures pétrifiées, gestuelles savantes, symboliques ou narratives, énergie contenue, accélérations lentes et progressives, transparence de la présence et convocation de diverses saveurs, à la manière des rasa indiens, de la sérénité à la colère explosive du monde.
Nathalie Pernette s’attache également à la traduction en mouvements de paroles qui nous sont chères, des prières intimes, qui nourrissent le présent et l’espoir d’un futur toujours meilleur. Art du bond, du ressort ou de l’équilibre, souplesse extrême, vélocité hors du commun, l’équipe tentera enfin, puisque toucher au divin appelle à la démesure, de trouver la part de prouesse, d’extraordinaire, la part d’extrême qui vit en chaque danseur.
L’entrée, comme la sortie de l’espace seront eux aussi conçues comme un rituel de passage pour le spectateur, invité à goûter à une autre dimension, invité à la transformation. Cymbales et gongs, rythmes lancinants ou pulsation effrénée, chants et langues initiatiques, paroles incantatoires… de concert avec les corps, la musique qui les accompagne fabrique elle aussi sa prière.
Wakan – Un souffle, transmet alors un rite qui pourrait avoir le pouvoir, si ce n’est de calmer la colère du monde, du moins de nous apaiser.
Production déléguée : Association NA / Compagnie Pernette
Coproduction : Les 2 Scènes – Scène nationale de Besançon (25) ; Viadanse – Centre Chorégraphique National de Bourgogne-Franche-Comté à Belfort (90) ; L’Arc – Scène nationale du Creusot (71) , Conseil Général du Val d’Oise avec Le Moulin Fondu – CNAREP de Garges-lès-Gonesse (95), Le Lux – Scène nationale de Valence (26) ; MA – Scène nationale de Montbéliard ; La Coopérative De Rue et de Cirque, Paris (75) ; Le Cratère – Scène nationale d’Alès (30)